Pour Commencer

Pour Commencer
Alors voilà, ceux qui lisent la petite description du blog AVANT de lire le 1° article (même pas 1% ^^) ont dû être interpellés, voire choqués par mon message.
Je ne me défile pas : OUI, je pense que certains homosexuels ne le sont que pour faire style. Bien sûr, il n'y en a plein de vrais, sans doute plus que de faux, que puis-je savoir précisement depuis la petite île d'où je viens ?
Je vais m'expliquer : de tous temps où l'Homosexualité n'était pas acceptée, les Homosexuels étaient très peus nombreux, selon les populations, c'était inimaginable, comme d'être esclave en étant noble.
A présent que c'est accepté, je crois que certains "abusent" un peu cette chance. Si tous les Homosexuels étaient des Homos sincères il n'y en aurait pas tant, je crois.

Je voulais dire aussi que les Homosexuels sont des Humains comme vous, bah oui, vous savez dire dans la rue : ben lui il est homo, elle, elle est lesbienne...
Non ! bon, alors il faut les accepter comme ils sont !
Je veux dire qu'ils ne doivent pas non plus devenir les rois, les bests, les supérieurs de la société. Nous devons vivre en coloaboration, sans dominant ni dominé....


Je vais parler dans ce blog, des difficultés que certains homosexuels et bisexuels rencontrent devant leurs parents homophobes (pour certains, pas pour tous), devant leur amis, devant la société et j'espère vous prouver que l'Amour que l'on peut avoir pour une personne du même sexe est pareil que pour celui d'une personne de sexe différente.
Je parlerais aussi de l'Homosexualité à travers les âges, comment elle était vue, acceptée, les visions des auteurs etc....


Ce blog ne dura pas longtemps, juste le temps des grandes vacances, mais j'avais besoin de le faire, pour me dire que j'étais normale, malgré le regard de mes parents sur les homosexuels.

Je n'ai pas encore fait mon coming-out ^^
Merci pour ceux qui ont tout lu !

# Posté le dimanche 02 décembre 2007 04:24

Modifié le samedi 01 mars 2008 23:31

MOi !

MOi !
Et oui, je vais commencer par une petite description de Moi, même si tout le mond es'en fout !


PRÉNOM : Anne Victoire, je vous prie ^^
ÎLE : Nouvelle Calédonie, le trou du cul du monde, cherchez pas ^^
ÂGE : 14 ans et oui, je suis jeuuuuuuune ^^
ORIENTATION : bisexuelle
CÉLIBATAIRE : oui... *soupir*
COEUR PRIS : oui... *autre soupir*
PASSIONS : La lecture, l'écriture, la littérature, la photo, la peinture, l'histoire, l'antiquité, la musique, les chats, les religions et les problèmes de société.
HAINES : l'homophobies, les cons, les préjugés, les légumes verts XD, le rose, le skate et... les putes !
GOUTS MUSICAUX : surtout du métal, en gros : Marilyn Manson,Korn, Rammstein, Cradle Of Filth, Mylène Farmer, Mozart, Bach etc


Voilà, j'ai finit de vous emmerder avec moi !

Et vous ? Z'êtes qui ?


Pix : ben, moi, vous êtes rigolos ! XD Vous me trouvez comment ? loool ^^

# Posté le dimanche 02 décembre 2007 04:45

Delphine et Hippolyte

Baudelaire, dans son recueil, Les Fleurs du Mal, a dédié trois poèmes aux lesbiennes, les trois qui vont suivre. Il a songé à appelé son receuil Les Lesbiennes, surtout pour choquer les esprits, mais il a vite changé d'avis.
C'était un homme aux point de vue très moderne puisqu'à l'époque, les Homosexuels étaient très mal vus. Les trois poèmes ont étés condamnés lors de la censure.




A la pâle clarté des lampes languissantes,
Sur de profonds coussins tout imprégnés d'odeur
Hippolyte rêvait aux caresses puissantes
Qui levaient le rideau de sa jeune candeur.
Elle cherchait, d'un oeil troublé par la tempête,
De sa naïveté le ciel déjà lointain,
Ainsi qu'un voyageur qui retourne la tête
Vers les horizons bleus dépassés le matin.
De ses yeux amortis les paresseuses larmes,
L'air brisé, la stupeur, la morne volupté,
Ses bras vaincus, jetés comme de vaines armes,
Tout servait, tout parait sa fragile beauté.
Etendue à ses pieds, calme et pleine de joie,
Delphine la couvait avec des yeux ardents,
Comme un animal fort qui surveille une proie,
Après l'avoir d'abord marquée avec les dents.
Beauté forte à genoux devant la beauté frêle,
Superbe, elle humait voluptueusement
Le vin de son triomphe, et s'allongeait vers elle,
Comme pour recueillir un doux remerciement.
Elle cherchait dans l'oeil de sa pâle victime
Le cantique muet que chante le plaisir,
Et cette gratitude infinie et sublime
Qui sort de la paupière ainsi qu'un long soupir.
- "Hippolyte, cher coeur, que dis-tu de ces choses?
Comprends-tu maintenant qu'il ne faut pas offrir
L'holocauste sacré de tes premières roses
Aux souffles violents qui pourraient les flétrir?
Mes baisers sont légers comme ces éphémères
Qui caressent le soir les grands lacs transparents,
Et ceux de ton amant creuseront leurs ornières
Comme des chariots ou des socs déchirants;
Ils passeront sur toi comme un lourd attelage
De chevaux et de boeufs aux sabots sans pitié...
Hippolyte, ô ma soeur! tourne donc ton visage,
Toi, mon âme et mon coeur, mon tout et ma moitié,
Tourne vers moi tes yeux pleins d'azur et d'étoiles!
Pour un de ces regards charmants, baume divin,
Des plaisirs plus obscurs je lèverai les voiles,
Et je t'endormirai dans un rêve sans fin!"
Mais Hippolyte alors, levant sa jeune tête:
- "Je ne suis point ingrate et ne me repens pas,
Ma Delphine, je souffre et je suis inquiète,
Comme après un nocturne et terrible repas.
Je sens fondre sur moi de lourdes épouvantes
Et de noirs bataillons de fantômes épars,
Qui veulent me conduire en des routes mouvantes
Qu'un horizon sanglant ferme de toutes parts.
Avons-nous donc commis une action étrange?
Explique, si tu peux, mon trouble et mon effroi:
Je frissonne de peur quand tu me dis: "Mon ange!"
Et cependant je sens ma bouche aller vers toi.
Ne me regarde pas ainsi, toi, ma pensée!
Toi que j'aime à jamais, ma soeur d'élection,
Quand même tu serais un embûche dressée
Et le commencement de ma perdition!"
Delphine secouant sa crinière tragique,
Et comme trépignant sur le trépied de fer,
L'oeil fatal, répondit d'une voix despotique:
- "Qui donc devant l'amour ose parler d'enfer?
Maudit soit à jamais le rêveur inutile
Qui voulut le premier, dans sa stupidité,
S'éprenant d'un problème insoluble et stérile,
Aux choses de l'amour mêler l'honnêteté!
Celui qui veut unir dans un accord mystique
L'ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour,
Ne chauffera jamais son corps paralytique
A ce rouge soleil que l'on nomme l'amour!
Va, si tu veux, chercher un fiancé stupide;
Cours offrir un coeur vierge à ses cruels baisers;
Et, pleine de remords et d'horreur, et livide,
Tu me rapporteras tes seins stigmatisés...
On ne peut ici-bas contenter qu'un seul maître!"
Mais l'enfant, épanchant une immense douleur,
Cria soudain: - "Je sens s'élargir dans mon être
Un abîme béant; cet abîme est mon coeur!
Brûlant comme un volcan, profond comme le vide!
Rien ne rassasiera ce monstre gémissant
Et ne rafraîchira la soif de l'Euménide
Qui, la torche à la main, le brûle jusqu'au sang.
Que nos rideaux fermés nous séparent du monde,
Et que la lassitude amène le repos!
Je veux m'anéantir dans ta gorge profonde,
Et trouver sur ton sein la fraîcheur des tombeaux!"
- Descendez, descendez, lamentables victimes,
Descendez le chemin de l'enfer éternel!
Plongez au plus profond du gouffre, où tous les crimes,
Flagellés par un vent qui ne vient pas du ciel,
Bouillonnent pêle-mêle avec un bruit d'orage.
Ombres folles, courez au but de vos désirs;
Jamais vous ne pourrez assouvir votre rage,
Et votre châtiment naîtra de vos plaisirs.
Jamais un rayon frais n'éclaira vos cavernes;
Par les fentes des murs des miasmes fiévreux
Filtrent en s'enflammant ainsi que des lanternes
Et pénètrent vos corps de leurs parfums affreux.
L'âpre stérilité de votre jouissance
Altère votre soif et roidit votre peau,
Et le vent furibond de la concupiscence
Fait claquer votre chair ainsi qu'un vieux drapeau.
Lion des peuples vivants, errantes, condamnées,
A travers les déserts courez comme les loups;
Faites votre destin, âmes désordonnées,
Et fuyez l'infini que vous portez en vous!

Charles Baudelaire

# Posté le dimanche 02 décembre 2007 14:54

Modifié le samedi 01 mars 2008 23:55

Lesbos

Lesbos
Alors, pour ceux qui savaient pas, les premières Lesbiennes célèbres, sont des grecques qui, ayant marre de la société de machos où elles vivaient, se sont enfermées sur une île du nom de LESBOS. Au départ, elles voulaient se cultiver, étudier, faire de la poèsie etc. (vous connaissez Sappho ? Ben elle était à Lesbos !)
Mais au bout, elle sont fini par tomber amoureuse les unes des autres et.... ont inspiré plusieurs poètes !


Lesbos



Mère des jeux latins et des voluptés grecques,
Lesbos, où les baisers, languissants ou joyeux,
Chauds comme les soleils, frais comme les pastèques ,
Font l?ornement des nuits et des jours glorieux,
Mère des jeux latins et des voluptés grecques,

Lesbos, où les baisers sont comme les cascades
Qui se jettent sans peur dans les gouffres sans fonds
Et courent, sanglotant et gloussant par saccades,
Orageux et secrets, fourmillants et profonds ;
Lesbos, où les baisers sont comme les cascades !

Lesbos, où les Phrynés l?une l?autre s?attirent,
Où jamais un soupir ne resta sans écho,
A l?égal de Paphos les étoiles t?admirent,
Et Vénus à bon droit peut jalouser Sapho !
Lesbos, où les Phrynés l?une l?autre s?attirent,

Lesbos, terre des nuits chaudes et langoureuses,
Qui font qu?à leurs miroirs, stérile volupté !
Les filles aux yeux creux, de leur corps amoureuses,
Caressent les fruits mûrs de leur nubilité ;
Lesbos, terre des nuits chaudes et langoureuses,

Laisse du vieux Platon se froncer l?½il austère ;
Tu tires ton pardon de l?excès des baisers,
Reine du doux empire, aimable et noble terre,
Et des raffinements toujours inépuisés.
Laisse du vieux Platon se froncer l?½il austère ;

Tu tires ton pardon de l?éternel martyre,
Infligé sans relâche aux c½urs ambitieux,
Qu?attire loin de nous le radieux sourire
Entrevu vaguement au bord des autres cieux !
Tu tires ton pardon de l?éternel martyre,

Qui des Dieux osera, Lesbos, être ton juge
Et condamner ton front pâli dans les travaux,
Si ses balances d?or n?ont pesé le déluge
De larmes qu?à la mer ont versé tes ruisseaux ?
Qui des Dieux osera, Lesbos, être ton juge ?

Que nous veulent les lois du juste et de l?injuste ?
Vierges au c½ur sublime, honneur de l?Archipel,
Votre religion comme une autre est auguste,
Et l?amour se rira de l?Enfer et du Ciel !
Que nous veulent les lois du juste et de l?injuste ?

Car Lesbos entre tous m?a choisi sur la terre
Pour chanter le secret de ses vierges en fleurs,
Et je fus dès l?enfance admis au noir mystère
Des rires effrénés mêlés aux sombres pleurs ;
Car Lesbos entre tous m?a choisi sur la terre.

Et depuis lors je veille au sommet de Leucate ,
Comme une sentinelle à l?½il perçant et sûr,
Qui guette nuit et jour brick, tartane ou frégate ,
Dont les formes au loin frissonnent dans l?azur ;
Et depuis lors je veille au sommet de Leucate,

Pour savoir si la mer est indulgente et bonne,
Et parmi les sanglots dont le roc retentit
Un soir ramènera vers Lesbos, qui pardonne,
Le cadavre adoré de Sapho, qui partit
Pour savoir si la mer est indulgente et bonne !

De la mâle Sapho, l?amante et le poète,
Plus belle que Vénus par ses mornes pâleurs !
- L?½il d?azur est vaincu par l?½il noir que tachette
Le cercle ténébreux tracé par les couleurs
De la mâle Sapho, l?amante et le poète !

- Plus belle que Vénus se dressant sur le monde
Et versant les trésors de sa sérénité
Et le rayonnement de sa jeunesse blonde
Sur le vieil Océan de sa fille enchanté ;
Plus belle que Vénus se dressant sur le monde !

- De Sapho qui mourut le jour de son blasphème,
Quand, insultant le rite et le culte inventé,
Elle fit son beau corps la pâture suprême
D?un brutal dont l?orgueil punit l?impiété
De celle qui mourut le jour de son blasphème.

Et c?est depuis ce temps que Lesbos se lamente,
Et, malgré les honneurs que lui rend l?univers,
S?enivre chaque nuit du cri de la tourmente
Que poussent vers les cieux ses rivages déserts .
Et c?est depuis ce temps que Lesbos se lamente !


Charles Baudelaire
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# Posté le dimanche 02 décembre 2007 15:11

Au théâtre nous avons aussi des homo ^^

Au théâtre nous avons aussi des homo ^^
Voici un petit exposé de ma plume avec l'airde de Wikipédia sur :

Henry de Montherlant, de son nom complet Henry Marie Joseph Frédéric Expedite Millon de Montherlant, né le 20 avril 1895 à Paris, décédé le 21 septembre 1972 à Paris, est un romancier, essayiste, auteur dramatique et académicien français.



Issu d'une famille picarde appartenant à la bourgeoisie en même temps qu'à la noblesse, Henry Millon de Montherlant envisage très tôt de faire ½uvre d'écrivain. Ce sera d'abord l'expérience du journal intime (détruit à la fin de sa vie) <= sniiif.

C'est sa mère qui lui a donné le goût à la littérature (comme moiiii !). Il est renvoyé de son collège en 1912 ce qu'il l'a vraiment peiné (pas comme moi ^^) et au sortir de la Première Guerre mondiale, il se tourne vers les stades, la piste et le footbal. (<= comment gacher une vie ^^)

Admirateur des civilisations du bassin méditerranéen (Rome antique, Espagne, civilisation arabe), il y fait de nombreux voyages. Il vit même quelques années dans l'Algérie coloniale. Nourri dans sa jeunesse par la lecture de Nietzsche, et Barrès, il trouve un idéal dans le courage et les vertus antiques. (<= ça c'est bien !)

Il se suicide le jeudi 21 septembre 1972 à son domicile du 25, quai Voltaire à Paris, conformément aux principes romains développés tout au long de son ½uvre, « pour échapper à l'angoisse de devenir aveugle subitement ».
(<= sniiiif, hommage à Montherlant)

Voilà, je le lis beaucoup, c'est mon dramaturge préféré ! Mais ATTENTION, je n'ai su qu'après que c'était un homosexuel. De toutes façons, on ne voit pas du tout qu'il préfére les hommes dans ses pièces (à part dans les "Jeunes Filles" qui n'est pas mon ouvrage préféré !)
Je vous conseille fortement Le Cardinal d'Espagne et La Reine Morte



Pix : Ryry ^^lool, notre dramaturge
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# Posté le mardi 04 décembre 2007 04:27